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| | Mozart: trilogie 39,40,41 et quintette à cordes 516 | |
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Emma Admin

Nombre de messages: 1789 Date d'inscription: 05/01/2008
 | Sujet: Mozart: trilogie 39,40,41 et quintette à cordes 516 Lun 21 Avr - 11:37 | |
| A la fin de sa courte vie , Mozart était boudé par le public Viennois ou Salzbourgeois ..On n'écoutait plus sa musique trop impregnée des idées nouvelles venues de l'Ouest qui menaçaient la quiétude des nobles auditeurs (on était en été 1788) Seul et endetté il a pourtant composé 3 symphonies monumentales la 39 en Juin, la 40 en juillet , la 41 en aout. Pour les éminents critiques , B et J Massin il faut voir dans cette oeuvre que compose cette "trilogie " un geste de Mozart pour mettrre en scène sa propre existence individelle mais aussi pour la situer dans la marche universelle de l'humanité selon sa conception de "maçon".
Pour cette analyse ils s'appuient sur les caractères des tonalités ( si bémol, mi bémol , ut majeur etc... selon une "grammaire" que tentera aussi de définir Schubert ) et sur la regularité des expressions artistiques relevées dans l'ensemble de l'oeuvre -au contraire de Schubert, Mozart n'a pas tenté de théoriser la musque , je crois -.
Tout ça pour dire que j'ai encore découvert un chef d'oeuvre , (Mozart est inépuisable ) le quintette pour cordes K 516 qui préside à l'architecture générale de ces trois symphonies . Bien trop long pour le mettre en totalité sur mon blog , je l'ai touvé sur Youtube Mais je n'aime pas trop l'interprétation ....
_________________ "Mais ceux qui rêvent de jour sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de mettre en oeuvre leur rêve afin de pouvoir le réaliser. C'est ce que je fis."
Thomas Edward Lawrence alias Lawrence d'Arabie.
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|  | | Wolfy Rêveur(se) d'absolu ...


Nombre de messages: 3527 Localisation: Sud-Est Date d'inscription: 09/01/2008
 | Sujet: Re: Mozart: trilogie 39,40,41 et quintette à cordes 516 Mar 22 Avr - 10:39 | |
| C'est cool d'avoir dénicher cette oeuvre Emma! J'ai hâte d'entendre les autres extraits sur ton blog. Tiens, j'ai trouvé ça... W.A.MOZART : Quintette en sol mineur, K516 Allegro - Menuetto - Adagio ma non troppo- Adagio-Allegro
Mozart et sol mineur… Comme la tonalité de ré mineur représente pour lui la douleur cachée et secrète, sol mineur est la couleur de la crise par excellence et toutes les oeuvres du compositeur de cette facture sont des sommets d’ angoisse et de violence: les symphonies n°25 et 40, les passages clefs de Don Giovanni et le présent quintette en sont les exemples les plus frappants. Mozart a de plus toujours eu une relation privilégiée avec le quintette à cordes, peut-être entre autres parce que cette formation contient deux fois son instrument fétiche, l’ alto. Véritable parallèle du couple éternel des deux violons, les deux altos apportent leur tonalité chaude et grave aux confidences du compositeur et conviennent particulièrement bien quand celles-ci se font dans le ton de la tragédie. Toutes ces raisons font du quintette en sol mineur non seulement l’ une des oeuvres majeures de la production mozartienne, mais aussi une de celles qui marquent le plus profondément l’ auditeur au premier abord. Le premier mouvement plonge sans aucun frein dans le vif du sujet. L’ enchaînement haletant des croches quasiment ininterrompu aux cinq instruments qui se les transmettent ent les uns les autres comme pour mieux illustrer une course à l’ abîme désespérée qui se mélange avec le thème chromatique gémissant émis immédiatement au premier violon et repris par le premier alto crée un électrochoc immédiat. Comme refusant de s’ échapper à cette tonalité noire, le deuxième thème est de nouveau énoncé au violon en sol mineur, ce qui ne fait qu’ accentuer l’ impression de fièvre infernale qui baigne ce mouvement . Le bref éclaircissement de la relative majeure ne vient qu’ avec un bref troisième thème et l’ exposition se conclut sur un retour du premier. C’ est autour de celui-ci que le développement d’ une brièveté et d’ une violence polyphonique sans précédent va s’ articuler tout entier avant de ramener l’ atmosphère du début et de conclure le mouvement par une coda lapidaire. Le tragique du Menuetto saute immédiatement aux oreilles par son thème haché de violents accords des cinq instruments, à peine adouci dans sa deuxième partie par une mélodie plus détendue du premier violon sur de longues battues de croches du second violon. Le Trio en sol majeur apporte un peu de calme mais dans sa seconde partie, le prodigieux parallèle entre le premier violon et le violoncelle d’ une part et les deux altos d’ autre part, apporte de par sa complexité même une teinte angoissée qui ramène le Menuetto. Après toutes ces larmes et cette douleur, que dire de l’ effet que produit l’ hallucinant mouvement lent qui suit? Mettant chacun la sourdine, les cinq instrument plongent d’ un coup dans une atmosphère de rêve et de douceur qui va durer quelques minutes pour tâcher de redonner un peu de lumière à cette teinte si sombre qui habite l’oeuvre depuis le départ. Mais les nuages recommencent à s’ amonceler et viennent culminer quand sur des croches violemment ponctuées des quatre autres instruments, l’ alto d’ honneur (le second alto) énonce un gémissement qui semble une réponse au thème chromatique du premier mouvement. Une transition assez abrupte ramène alors le thème du départ et c’ est dans le recueillement que s’ achève cette pièce unique. Comment conclure? Contre toute attente, c’ est sur un nouveau mouvement lent que s’ ouvre la quatrième partie. Et de plus, un mouvement d’ un tragique tellement intense qu’ il paralyse tout autour. L’ effet extraordinaire des croches des deux altos et du second violon qui s’ opposent aux pizzicati du violoncelle et au thème douloureux du premier violon, donne une impression d’ immobilité désespérante. Et c’ est la libération: un Allegro joyeux et simple vient s’ enchaîner sans transition dans un rondo élégant qui se permet même dans sa deuxième partie d’ être franchement détendu avec un thème sautillant au violon. Le retour du refrain amène une Coda limpide qui achève le quintette. |
|  | | Emma Admin

Nombre de messages: 1789 Date d'inscription: 05/01/2008
 | Sujet: Re: Mozart: trilogie 39,40,41 et quintette à cordes 516 Mar 22 Avr - 10:53 | |
| Super Wolfy !!! Encore plus détaillée que chez le Massin , mais tous s'accordent pour considerer ce quintette comme une oeuvre majeure , et tous aussi sensibles à la tonalité dramatique du sol mineur ! J'ai m^me lu , toujours dans le Massin que certains voulaient voir dans ce morceau le vrai Quintette de la mort . J'ai mis un extrait sur mon blog de ce fameux " allegro" dont je préfére l'interpretation, plus ...? plus sensible ? Mais je n'ai pas les autres mouvements ; je vais me procurer l'intégrale le plus vite possible  , parce que je ne retrouve pas la meme émotion sur You tube et je pense que c'est encore probablement lié à l'interprétation . Merci Wolfy pour ce texte qui me comble !! _________________ "Mais ceux qui rêvent de jour sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de mettre en oeuvre leur rêve afin de pouvoir le réaliser. C'est ce que je fis."
Thomas Edward Lawrence alias Lawrence d'Arabie.
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|  | | Emma Admin

Nombre de messages: 1789 Date d'inscription: 05/01/2008
 | Sujet: Re: Mozart: trilogie 39,40,41 et quintette à cordes 516 Mar 22 Avr - 11:04 | |
| oups !! je viens de voir que j'avais oublié de publier mon article http://tanit.magicrpm.com/ _________________ "Mais ceux qui rêvent de jour sont dangereux, car ils sont susceptibles, les yeux ouverts, de mettre en oeuvre leur rêve afin de pouvoir le réaliser. C'est ce que je fis."
Thomas Edward Lawrence alias Lawrence d'Arabie.
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