15 août: l'Assomption de la Vierge Marie
Guido Reni
Bologne, 1575 - Bologne, 1642 La
Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, se serait établie sur la fin de sa vie à
Éphèse, en Asie mineure, accompagnée de l'apôtre Jean. La maison qui l'aurait abritée (la «Maison de la Vierge») attire encore de nombreux pèlerins.
À sa mort, selon une tradition ecclésiale qui remonte au concile d'Éphèse (431), la Vierge aurait été immédiatement élevée au ciel.
Quittant l’espace terrestre, portée par deux angelots en vol, Marie s’élève au centre d’une gloire d’anges. Bras tendus et mains ouvertes, en geste d’oraison et d’intercession, elle regarde Dieu le Père qui l’accueille au paradis. Ce n’est qu’en 1950 qu’est proclamé le dogme de l’Assomption, selon lequel la mère de Jésus fut enlevée au ciel après sa mort. Pourtant, même si l’événement n’est pas rapporté dans les Évangiles, il est fêté par l’Église depuis les premiers temps, surtout à la suite du
Concile de Trente (1545-1563) qui remet à l’honneur la piété mariale.
Le 15 Août, l’Eglise Catholique célèbre l’Assomption de la Vierge, manifestant que Marie, au terme de sa vie terrestre a été élevée à la gloire du ciel. Cet événement extraordinaire nous révèle de façon éclatante la destination divine de toute existence, sa promesse de glorification. Tout chrétien, à l’image de Marie, connaîtra son assomption, quand tout notre être, corps et âme, sera assumé en Dieu.
Depuis des siècles, l’Assomption est traditionnellement l’occasion de processions en l’honneur de Marie. Chaque diocèse de France comptant au moins un grand sanctuaire marial, prières, méditations et rassemblements ont lieu, avant ou après la messe du 15 août, partout en France : à Lourdes, au Puy-en-Velay, dans les pardons bretons, autour de petites chapelles de montagne… Au cœur de l’été, la fête de l’Assomption est un appel à prendre de la distance avec le quotidien, à remettre notre vie et notre vocation en perspective, à nous élever spirituellement.
La célébration de l’Assomption, que l’on retrouve chez les orthodoxes sous le nom de « Dormition de la Vierge », est attestée depuis le VIe siècle. A la suite de saint Grégoire de Tours (VIe siècle), saint Albert le Grand, saint Thomas d’Aquin et saint Bonaventure (XIIIe siècle) ont médité sur les derniers moments de Marie, comme en témoignent leurs écrits théologiques.
Après avoir consulté les évêques du monde entier, le pape
Pie XII a affirmé solennellement la foi en l’Assomption de la Vierge Marie le
1er novembre 1950 : « L’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la Gloire céleste ».
En France, la fête de l'Assomption a été décrétée
fête patronale par Louis XIII en vertu de
son voeu, en 1638, de consacrer le royaume à la Vierge. Ce voeu faisait suite à la conception d'un enfant qui allait devenir le futur Louis XIV. La fête a été supprimée par la Révolution française et rétablie par Bonaparte. C'est une fête religieuse chômée au même titre que Noël, l'Ascension et la Toussaint.
Sources: diversesL'Assomption a fait l'objet de nombreuses oeuvres dont voici quelques exemples:
Murillo
Rubens
Poussin
Goya
Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1864)
Le Vœu de Louis XIII, 1824
Montauban, Cathédrale