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 Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse

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Siorac
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MessageSujet: Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse   Sam 24 Mai - 17:40

Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse
(1741-1788 ?)


Buste de La Pérouse par François Rude, 1828


Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (23 août 1741-?), né en Albigeois au manoir du Gô à deux lieues d'Albi, est un officier de marine et un explorateur français[1]. L'expédition maritime autour du monde, qu'il commandait, disparut corps et biens à Vanikoro, îles Salomon, en 1788.
Des livres récents orthographient son nom Jean-François (de Galaup) de Lapérouse car c'est ainsi qu'il signait. Cette orthographe est contestée.
Il a laissé son nom à une localité de la banlieue de Sydney près de l'endroit où il aborda en 1788.

Jean-François de Galaup, issu d'une famille albigeoise dont la noblesse remonte à 1558, entre aux Gardes-marine à 15 ans,le 19 novembre 1756, ayant ajouté au sien le nom de La Pérouse, celui d'une terre reçue de son père. Il est encouragé par l'un de ses parents, le marquis Clément Taffanel de la Jonquière. Pendant ses études à Brest, il est engagé dès l'âge de 17 ans dans les conflits maritimes de la guerre de Sept Ans avec la Grande-Bretagne au large de l'Amérique du Nord, notamment à Terre-Neuve et sur le Saint Laurent avec son cousin Clément puis avec le chevalier de Ternay[2], qui deviendra son véritable tuteur, ainsi qu'aux Antilles.

Parmi les navigateurs qui ont exploré le globe, il n'en est point dont le nom soit plus populaire que celui de La Pérouse ; peut-être faut-il attribuer une partie de cette célébrité peu commune à la funeste issue de son expédition. De grands accidents rehaussent en peu de temps la renommée d'un homme, et lui donnent souvent plus d'éclat qu'une longue série de belles actions toutes couronnées de succès.

La Pérouse était entré très jeune dans la marine royale. Il avait assisté à un grand nombre de combats ; il en avait soutenu de glorieux sur les frégates qu'il commandait, et il venait de prendre une place honorable parmi les officiers les plus distingués, en accomplissant avec autant de bonheur que d'humanité une mission cruelle mais importante, celle de détruire les établissements des Anglais dans la baie d'Hudson. La Pérouse joignait à son courage et à l'habileté dont il avait fait preuve le précieux avantage d'avoir navigué sur toutes les mers du globe, tant pendant les guerres que pendant la paix de 1774 à 1778. Ces qualités le firent choisir par Louis XVI pour le commandement d'une expédition de découvertes.

On sait combien Louis XVI aimait les sciences géographiques. Ce fut lui qui, assisté du savant Fleurieu, dressa les instructions que devait suivre La Pérouse pour compléter et continuer les travaux de Cook. Ces instructions, d'ailleurs si remarquables sous le rapport hydrographique, le sont peut-être davantage encore par les principes d'humanité qui y sont exprimés.

Deux frégates, la Boussole et l'Astrolabe, furent confiées à La Pérouse ; des officiers choisis avec soin au nombre de vingt ; des savants et des artistes distingués : ingénieurs, astronomes, physiciens, naturalistes, botanistes, médecins, dessinateurs, horlogers, au nombre de dix-sept, un grand nombre d'officiers mariniers, en tout deux cent trente-deux personnes, furent embarqués.

La Pérouse quitta Brest le 1er août 1785. Après avoir vérifié quelques positions géographiques dans l'Océan Atlantique, et avoir touché à l'île de Pâques et aux îles Sandwich dans la mer du Sud, il se rendit sur la côte nord-ouest de l'Amérique, l'un des points qu'il devait explorer avec le plus de soin, et d'où Cook avait toujours été repoussé par les gros temps et les courants. Ce fut sur cette côte que commença la série des malheurs que devait subir l'expédition.

On avait découvert une baie jusque-là inconnue (le Port des Français), il ne restait que peu de sondes à y faire. Trois embarcations avaient été envoyées pour les terminer ; mais s'étant approchées de la passe, au moment où la marée était dans toute sa force, elles furent entraînées au millieu des brisants qui en engloutirent deux. Ainsi périrent vingt-et-une personnes, parmi lesquelles étaient six officiers. Cette catastrophe fit la plus vive impression sur La Pérouse. « Je ne crains pas, dit-il dans la relation de son voyage, de laisser connaître que mes regrets ont été depuis ce jour accompagnés de mes larmes, et que le temps n'a pu calmer ma douleur. »

Sur cette côte d'Amérique, La Pérouse ne put que fixer la position de quelques points isolés ; il éprouva les mêmes difficultés que le capitaine Cook, et d'ailleurs il ne pouvait y passer que six semaines. Cette reconnaissance a été refaite depuis, par le navigateur Vancouver, qui ne l'a terminée qu'après trois ans de travaux assidus.

L'expédition devait aussi atteindre des objectifs économiques et politiques, avec l'établissement éventuel de bases et de comptoirs français. Après avoir traversé l'Atlantique, franchi le Cap Horn, débarqué sur les îles de Pâques et d'Hawaii, rejoint l'Alaska, puis le Kamtchatka, la Chine, les Philippines et les îles Samoa, Lapérouse touchait l'Australie. Faisant escale en janvier 1788 à Botany Bay, les Français retrouvèrent la First Fleet de la Royal Navy, qui venait d'arriver pour installer la première colonie anglaise de la Nouvelle Hollande, comme on l'appelait à l'époque. Ce sera la dernière fois que l'expédition donnera de ses nouvelles. Après avoir appareillé de la baie australienne, le 10 mars 1788, la Boussole et l'Astrolabe disparaissent, sans laisser de trace.

A-t-on des nouvelles de monsieur de Lapérouse », demandait encore Louis XVI, peu avant son exécution, en janvier 1793. L'expédition française avait, en effet, prévu de rentrer en France en juin 1789.

Plusieurs expéditions françaises ont déjà tenté d'élucider le mystère La Pérouse, en 2003, 2005 et l'ultime expédition est en train de se réaliser actuellement.


La Boussole et l'Astrolabe à Port des Français


Louis XVI donnant des instructions à Lapérouse


Site de la Faille, épave de la Boussole


Le sextant découvert en 2005 a permis d'identifier la Boussole


Sources diverses dont Vikipédia, Mer et Marine, France Pittoresque
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MessageSujet: Re: Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse   Sam 24 Mai - 20:32

Intéressant ce monsieur !
Merci Siorac ...

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