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Nombre de messages: 19288 Localisation: dans le bleu du ciel Date d'inscription: 05/01/2008
 | Sujet: Sidonie Gabrielle Colette Ven 16 Mai - 21:26 | |
|  Sidonie Gabrielle ColetteSidonie Gabrielle Colette est née en 1873 et décédée en 1954. « C’est en France le seul grand écrivain femme, je parle d’un véritable écrivain » : c’est en ces termes enthousiastes que Simone de Beauvoir présentait en 1948 Colette à son amant américain Nelson Algren. « Très belle dans sa jeunesse, elle se produisait au music-hall, couchait avec des tas d’hommes, bâclait des romans pornographiques : puis elle a écrit ses vrais livres. Elle adorait la nature, les fleurs ; les bêtes, l’amour physique, ce qui ne l’empêchait pas de goûter aussi vivement certains excès de sophistication. Elle couchait également avec des femmes. Fervent de bonne cuisine, de bon vin, bref de toutes les bonnes choses de la vie, elle a su en parler admirablement. A soixante-quinze ans, elle a conservé un regard fascinant, un charmant visage triangulaire. » Pour Simone de Beauvoir de trente-cinq ans sa cadette, la rencontre de Colette a eu une importance majeure ; en effet, elle avoue à Nelson Algren : « Petite, j’étais une peu amoureuse d’elle à travers ses livres. » Sidonie Gabrielle Colette a grandi dans un petit village de Bourgogne. A vingt ans, elle épousa le fils de l’éditeur de son père, Henry Gauthier-Villars, Willy de son nom de plume, deux fois plus âgé qu’elle ; le couple s’installa dans un appartement à Paris. A trente-trois ans, lorsqu’elle se sépara de son mari, Madame Willy était bien décidée à gagner elle-même sa vie. A cette fin, Colette se lança pas seulement dans le roman et le journalisme, elle fut également actrice et danseuse, n’hésitant pas, ô scandale, à se produire nue sur des scènes de variétés. Elle fréquentait aussi bien le demi-monde du music-hall et le salon lesbien de Natalie Barney que les cercles culturels officiels. Elle se considérait elle-même comme une « vagabonde » - titre de son roman autobiographique publié en 1910. Pourtant la mère de Colette ne se faisait guère de souci pour l’avenir de sa fille : au moins elle n’avait pas tout misé sur l’amour. Colette se lançait dans tous ses projets avec une sorte de fierté innocente et de professionnalisme imperturbable, sans jamais s’y investir pleinement. Petite fille, Colette persuada un moment sa mère de la réveiller à trois heures et demie du matin ; dans l’azur de l’aube bourguignonne, elle dévalait le coteau jusqu’au cours d’eau voisin, décrivait « un grand circuit de chien qui chasse seul » à travers les bois pour rejoindre deux sources cachées auxquelles elle s’abreuvait : « C’est sur ce chemin, c’est à cette heure que je prenais conscience de mon prix … » - comme jadis la jeune George Sand, transformée par l’abandon du masque de vertu du XIXe siècle et tendu tout entière vers ce qu’elle appelait « l’implacable » : l’ensemble des forces que nous désignons du nom de volupté. C’est à juste titre que Judith Thurman a intitulé sa biographie de Colette Secrets de la chair. Deux thèmes sont particulièrement caractéristique des romans de Colette : l’accession à l’âge adulte et l’éveil sexuel de la jeune femme d’une part, d’autre part l’amour de la femme plus mûre, pleine d’assurance, pour un homme plus jeune. Parallèlement à cette thématique, elle ne s’est pas lassée de décrire l’atmosphère complice et détendue qui règne entre les femmes lorsqu’elles sont entre elles : leurs conversations sur le plus joli rouge à lèvres et la coiffure la plus seyante, sur les soucis du quotidien et les batailles de l’amour – cette intimité féminine spontanée et chaleureuse, tellement supérieure bien souvent à la lourdeur des relations avec l’autre sexe. Si l’on a eu tendance à prendre à la légère Colette et son œuvre (ce qui n’était pas du tout pour lui déplaire), cela tient peut-être en partie à son amour du banal, ennemi de toute vision tragique de l’existence. « Le bonheur c’est de vivre comme tout le monde et pourtant de n’être comme personne », disait Simone de Beauvoir. source : Les femmes qui écrivent vivent dangereusement de Laure Adler et Stefan Bollmann _________________ Tout nuage n'enfante pas une tempête. [William Shakespeare]
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Siorac Rêveur(se) d'absolu ...


Nombre de messages: 13998 Age: 64 Localisation: En Gascogne... Date d'inscription: 11/01/2008
 | Sujet: Re: Sidonie Gabrielle Colette Sam 17 Mai - 10:20 | |
| Une grande Dame de la littérature... |
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Nombre de messages: 19288 Localisation: dans le bleu du ciel Date d'inscription: 05/01/2008
 | Sujet: Re: Sidonie Gabrielle Colette Sam 17 Mai - 12:25 | |
| Oui ... mais on a l'impression qu'elle est un peu passée de mode en ce moment ...  _________________ Tout nuage n'enfante pas une tempête. [William Shakespeare]
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Nombre de messages: 13998 Age: 64 Localisation: En Gascogne... Date d'inscription: 11/01/2008
 | Sujet: Re: Sidonie Gabrielle Colette Sam 17 Mai - 14:58 | |
| Sa vie à elle seule fut un roman.... et elle a été en avance sur son époque pour ce qui est des moeurs...... Colette se montrant à demie-nue au côté de Georges Wague sur la scène du Moulin-Rouge en 1908 J'aime beaucoup ce portrait d'elle à 44 ans: |
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Nombre de messages: 19288 Localisation: dans le bleu du ciel Date d'inscription: 05/01/2008
 | Sujet: Re: Sidonie Gabrielle Colette Sam 17 Mai - 16:09 | |
| Très joli portrait effectivement Siorac ! _________________ Tout nuage n'enfante pas une tempête. [William Shakespeare]
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